Dans les Aravis, un séjour gourmand autour du reblochon
Caves d’affinage à Manigod, distillerie, auberge d’alpage et hôtel au col de la Croix Fry : les adresses et les prix pour un séjour gourmand depuis Paris.
Le massif des Aravis, berceau du reblochon, se prête à un séjour gourmand mêlant fermes ouvertes, caves d’affinage et tables savoyardes, comme le détaille Le Parisien dans un reportage publié le 10 octobre 2026.
En bref
- Le reblochon est né au XIIIe siècle dans le massif des Aravis et bénéficie d’une AOP depuis 1958.
- La région compte 114 exploitations fermières, dont 65 sites ouverts au grand public.
- Les caves Joseph Paccard, à Manigod, se visitent pour 10 euros.
- Paris-Annecy se fait en train en moins de quatre heures, dès 69 euros l’aller simple.
Un fromage né sous les sommets des Aravis
Face au mont Blanc, le massif s’étend sur la Savoie comme sur la Haute-Savoie. On le connaît surtout pour ses stations, La Clusaz, Le Grand-Bornand ou Manigod. Le décor change avec les saisons : aux beaux jours, les randonneurs suivent des sentiers qui longent les prairies, et ces mêmes chemins deviennent un grand domaine skiable une fois l’hiver installé.
C’est ici qu’est apparu le reblochon, fromage à pâte pressée non cuite. Son appellation d’origine protégée, en vigueur depuis 1958, encadre strictement la fabrication. Le lait vient de trois races seulement : l’abondance, la montbéliarde et la tarine.
Le cahier des charges ajoute une autre exigence : au moins deux semaines d’affinage avant la vente.
Des fermes et des caves ouvertes aux visiteurs
Le territoire recense 114 exploitations fermières, et 65 sites accueillent le grand public pour montrer comment naît le fromage. Parmi ces producteurs, Baptiste Mermillod, 27 ans, s’est installé à Serraval en janvier 2024. Éleveur fromager, il possède 50 vaches laitières et préside le Syndicat interprofessionnel du reblochon.

L’étape suivante se joue sous terre, à Manigod. Les caves d’affinage Joseph Paccard peuvent accueillir 8 000 reblochons, conservés entre 8 et 13 °C. Chaque pièce y est retournée à la main deux fois par jour, et l’affinage dure trente jours, soit le double du minimum imposé par l’appellation. Les visites coûtent 10 euros.
Où manger, boire et visiter
Pour composer un programme, voici les adresses citées et leurs tarifs.
| Adresse | Lieu | Ce qu’on y trouve | Prix |
|---|---|---|---|
| Auberge Plan Bois | Col de Plan Bois (1 299 m), à cinquante minutes en voiture d’Annecy | Croziflette, reblochonnade, matafans | 22 €, 26 € et 15 € |
| Distillerie des Aravis | Massif des Aravis | Génépi, gin, eaux-de-vie | Visite à 6 € |
| Ravigote | Vieille ville d’Annecy | Cuisine du chef Pierre-Olivier Caste | Entrées de 4,50 à 7 €, plats dès 16 €, desserts autour de 6 € |
| Hameau des Alpes | La Clusaz | Musée ludique | 8 € l’entrée |
L’auberge a été reprise en 2019 par Gaëlle Boissavi et Yannick Fleury. La distillerie, fondée en 1976, appartient depuis 2020 à Sarah et Romain Gauthier, et écoule en moyenne 150 000 bouteilles par an. Ravigote a ouvert ses portes en 2023.
Dormir en altitude et venir depuis Paris
Au col de la Croix Fry, à 1 467 m, l’hôtel quatre étoiles Les Sapins accueille des clients depuis 1963. Ses 25 chambres démarrent à 170 euros la nuit. Les voyageurs disposent d’une piscine intérieure, d’un sauna en plein air et de massages sur demande.
Le train reste la porte d’entrée la plus simple : un aller simple Paris-Annecy prend moins de quatre heures, à partir de 69 euros. Il faut ensuite rejoindre les cols en voiture.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Magda Ehlers. Licence Pexels.
